Cheveux, Humeur, Lifestyle, Mon Journal
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L’âge mûr

age-mur

Arghhhh ce premier cheveu blanc qui débarque de nulle part, sans prévenir…

Le mien, c’est à 18 ans que je l’ai repéré (malédiction génétique oblige, on n’hérite jamais du parent qui n’a vu le sien se pointer qu’à 40 ans). Il était là, court, encore zébré et timide, au milieu d’un tas auburn. Evidemment, à 18 ans, on l’arrache à la pince à épiler pour l’exhiber en trophée « ça y’est, je suis majeure ! »

Quelques mois plus tard, un autre a repoussé, à la même place, cette fois plus blanc, plus franc. Mais je n’y voyais toujours pas d’inconvénient, je rêvais même de me réveiller un matin avec les cheveux tous blancs, comme ça, d’un coup ! Tant qu’à faire, non ?  Et puis la coloration, c’est nul !

26 ans, premier cri de détresse devant mon miroir. A l’époque, le regard de mon homme a eu l’air de répliquer avec compassion « et ma pauvre, ce n’est que le début du déclin ». Franchement, le poil défraîchi caché sous la masse, je n’avais rien contre, mais ce jour-là tout un régiment de cheveux blancs avait pris en otage l’avant de mon cuir chevelu. La frange ? Oubliez, j’ai assez donné jusqu’au jour où  un coiffeur m’a greffé la frange d’Amélie Poulain sur le haut du crâne.

Il ne me restait plus qu’une seule option : faire appel à Sainte L’Oréal ! Et puis la teinture, c’est pas si nul que ça, hein ?

Six mois plus tard, toujours pas de Glossy-Glossy sur la crinière. De toutes façons, maladroite comme je suis, il vaut mieux que je prenne rendez-vous chez mon coiffeur.

Quelques six mois plus tard, toujours pas de rendez-vous chez le coiffeur. Trop peur de ne plus retrouver ma couleur initiale (enfin, ce qu’il en restera lorsque ma crinière aura entièrement mûri) et de voir ma teinture virer au contact du soleil et de l’eau de mer. Trop la flemme aussi de changer mes shampoings pour passer à la gamme « spécial cheveux colorés ». D’ailleurs ils n’en font pas chez Leonor Greyl… vraiment pas de bol quoi !

28 ans. Une personne âgée me remercie de lui céder la place d’un « Merci Madame ». Deux solutions : soit la dame en question était très polie, soit mon déclin capillaire avait atteint une phase critique. Toujours est-il, le coup de massue du « Madame » a fait plus de dégâts dans ma tête que mes premiers capitons (vous vous en souvenez ? c’est ici). Au bord de la dépression, j’appelle mon coiffeur :

Moi : Migueeeeeel, il faut que tu fasses quelque chose. Mais attention, je ne veux pas perdre la couleur de mes cheveux, tu comprends ? Peut-être juste les racines, je ne sais pas. Penses-tu que c’est possible ?

Lui : Tu passes quand ?

Moi : Dans un mois…

Mais oui, un mois, le temps de réfléchir quoi… Pour la suite, vous la connaîtrez bientôt !


 

Arghhhh the first white hair. He comes suddenly, without any warning…

I was 18 when I spotted the first one. He was short, striped and shy in the middle of my dark hair. Of course when you’re 18, you just remove it with your tweezers and show it like a trophy « ok guys, I’m grown-up now! »

A few months later, another one grew at the same place but this time, he was brighter and more self-confident. Still, it wasn’t a problem for me. I even dreamed of waking up one morning with my hair all white! (as they will all end up being white anyway). And I just dislike hair dying!

26 years old, first distress call in front of my mirror. At that time, the look of my boyfriend seemed to say « darling, this is only the beginning of your decline ». Honestly, as long as this white hair was hidden, I had nothing against him, but that day, an army of white hair took over the top of my head! A fringe to hide them all? No way, not since the day I found myself with the fringe of Amelie Poulain…

I had no other solution but to dye them. And after all, hair dying can be fun, isn’t it?

6 months later. Still no hair-coloring. Anyway, I’m terribly clumsy, so I’d better take an appointment with my hairdresser.

About six months later. Still no appointment with my hairdresser. I’m too afraid to ruin the original color of my hair and to see my dye turn to a yucky color because of the sun and seawater. Besides, I don’t feel like switching to colored hair shampoos and Leonor Greyl doesn’t make any colored hair products… Unlucky me!

28 years. I gave my seat to an old lady and she thanked me by saying « Thank you, Madam ». I don’t know if this old lady was very polite or if my hair-decline has just reached a critical stage.

So, I was almost depressed when I called my hairdresser.

Me: Migueeeeeel, you must do something. But I’m warning you, I want to keep my natural hair color, do you see what I mean? Why not just dying the roots. I don’t know. Do you think you can do this?

Him: When do you want to come?

Me: In a month…

Well, you know, I have to give myself a little time to think about it… The end of the story? You’ll know it very soon!


Illustration : Manal – A Piece of Glam

2 commentaires

  1. « je suis majeure! » ahah!
    Je compatis, le premier « madame » fait mal, mais alors très mal… J'avais 28 ans aussi, c'était un petit con de 20 ans qui l'avait prononcé. Malheureusement, depuis, d'autres ont récidivé.

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