Humeur, Lifestyle, Mon Journal
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Une journée normale… ou presque !

journée-normale

8h30 Je m’extrais du lit, tant bien que mal (un des avantages de travailler depuis chez soi, décider soi-même de ses jours de repos).
Coupure d’eau. Ce n’est pas grave, ici, les coupures ne durent jamais plus de deux heures.

9h30 Petit-déjeuner préparé, avalé et débarrassé. Je facebooke, #tweetmavie, réponds à vos commentaires, hellocotonne ce que j’ai manqué la veille, épingle quelques icônes sur mon tableau pinterest, puis…

11h00 Toujours pas d’eau. Allez, hop ! J’en profite pour filer me remuer la couenne en salle.

12h30 Après avoir laissé la moitié de mes cuisses sur le tapis de course et l’autre moitié sur la machine à squats, je rentre chez moi. L’homme attend (il est en vacances)(et il a faim).
– Ça tombe bien, moi aussi, qu’est-ce que tu nous as préparé de bon ?
– …
Ok, j’ai compris. La douche attendra, de toutes manières il n’y a toujours pas d’eau… Je prépare le déjeuner, l’estomac dans les talons.

14h00 Toujours pas d’eau.
Ce n’est pas grave, j’en profite pour me faire une manucure et préparer ce que je porterai ce soir. Au programme, réception décontractée ; ça sera donc slim noir enduit, chemisier blanc à studs sur le col et escarpins léopard.

15h15 Toujours pas d’eau à l’horizon.
Ce n’est pas grave, mais je sens monter un début d’angoisse. Respire, Manal, respire. Je passe mes nerfs sur une ou deux… peut-être bien dix parties de Candy Crush sur mon iPhone.

16h47 TOUJOURS PAS UNE GOUTTE D’EAU !!!! Ma tête n’a rien à envier à une endive mouillée et je n’ai plus que trois quart d’heure pour faire ce qui me prend normalement trois heures : me doucher, me lisser les cheveux et me maquiller.
Cette fois, je suis à 124 sur l’échelle Richter de la panique.
Je mets de côté mes rudiments d’écolo fraîchement reconvertie par H&M et attrape trois bouteilles d’Evian.

16h54 Une fois sortie de ma douche de luxe express, je m’attelle au plus dur : discipliner mon carré (très) long en moins de vingt minutes.

Brushing… crème du jour… contour des yeux… fer à lisser… brushing… fer à lisser… base de maquillage… fond de teint… poudre libre… brushing… fer à lisser… [ça y est, je me sens pousser deux bras supplémentaires] fer à liss.. non, brush… ah si, fard à paupières… vite, vite, mascara ! [mes quatre bras s’emmêlent]

17h30 Mon premier exploit de 2013 est achevé, je me regarde une dernière fois dans le miroir, exécute la danse de la victoire dans mon salon et sors de la maison… il pleut. Non, non, ni bruine, ni crachin, il pleut. Des cordes. DES CORDES !

Je pivote sur les talons de mes Paciotti en satin. Mon sens du sacrifice est immense, mais il s’arrête là où commence mon dressing.

Et, là, gros problème: ce sont les seuls escarpins fermés qui vont avec mon look.
– Chérie, on est en retard, tu n’as qu’à mettre tes sandales…
Je regarde mon homme, outrée, scandalisée, des sandales alors que je ne me suis pas verni les ongles des pieds ? Comment a-t-il seulement osé y penser ?

Je me change. Un skinny 7/8, un col roulé noir et des escarpins nude vernies. Je viens de perdre 5 cm de hauteur, je HAIS la pluie !
– Chéri, ça ne fait pas trop décontracté ?
– Il est 17h36. On s’en fout, prends ton parapluie !

18h12 On arrive à 500 mètres du lieu de la réception. La route est barrée, la voiture ne passe pas. Il pleut toujours des cordes, je grimpe le reste de la côte à pied, ma maxi-pochette sous le bras, un parapluie dans une main et ma veste sur la tête. Je pense à mes bottes de pluie, j’ai envie de pleurer.

J’arrive sur place, les pieds trempés, le brushing en saule pleureur frisé et la semelle de mon escarpin béante.

Je vous épargne les détails, moi rasant les murs pour me faufiler dans les toilettes, tenant mon parapluie dégoulinant d’une main, essayant de me sécher les pieds de l’autre et… mais où sont passés mes deux autres bras !?!

19h30 Les discours sont terminés, les amuse-bouches commencent à valser. Vite, apportez-moi une chaise et une bouteille de champagne, j’ai besoin de tomber dans les pommes…

Les enfants, je crois bien que j’ai vécu jeudi dernier la journée normale… de la plus maudite des super women !


 

8:30 a.m. I try to get out of my bed, as best as I can (a good point in working from home is that you decide when you can take a day off).
Water cut. Never mind, water cuts never last more than two hours here.

9:30 a.m. Breakfast : check! I facebook, # tweetmylife, read and answer your comments, check on hellocoton what I missed yesterday, pin some icons on my Pinterest board, and…

11:00 a.m. Still no water. Never mind, let’s go for some fitness.

12:30 p.m. After loosing half of my thighs on the treadmill and the other half on doing squats, it’s time to go back home. My boyfriend is waiting for me (he is on holiday)(and hungry).
– Great, I’m starving too, what did you prepare for lunch?
– …
Ok, never mind. Shower can wait and there’s still no water anyway… I prepare lunch.

2:00 p.m. Still no water.
Too bad, but… never mind! I take some time to have a manicure and prepare what I’ll wear this evening. Since it will be a casual reception, I go for a coated black slim, a white shirt with studs on the collar, and leopard pumps.

3:15 p.m. Still no water in sight.
It’s ok, though I’m starting to get anxious about it. Take a deep breath, girl. I let off steam by playing a ten games of Jewels on my iPhone.

4:47 p.m. STILL NOT A DROP OF WATER!!
My head looks like a wet cabbage and I only have forty five minutes to do what usually takes me three hours (i.e., having a shower, styling my hair and putting makeup on)
Now, I’m reaching 124 on the panic Richter scale.
I try to forget about my freshly converted eco-freak‘s commandments and grab three bottles of Evian water.

4:54 p.m. Once I’m done with my luxurious shower, the hardest is yet to come: blow-drying my (very) long bob haircut in less than twenty minutes.

Blow-dryer… day cream… eye cream… hair straightener… blow-dryer… hair straightener… concealer… loose powder… blow-dryer… hair straightener… [now I feel like two extra arms are growing]… hair strai… no blow-dr… oh, hold on, eyeshadow… quick! give me my mascara! [my four arms are tangling]

5:30 p.m. I’m done with my first achievement of 2013, I take a look at myself one last time in the mirror, do the victory dance in my living room and head off… it’s raining. No, no, it’s not a misty rain, it’s actually raining buckets. BUCKETS!

I turned around and removed my Paciotti shoes. I have a huge sense of sacrifice, but it ends where my closet begins.

But I have a big problem now: those were the only closed pumps that matched my look.
– Honey, we’re late, just put your sandals on…
I stare at my man with rage. I mean, how can he just suggest that I wear sandals while my toenails aren’t varnished?

I change my outfits. A skinny denim, a black turtleneck and my nude patent leather pumps. I just lost 5 cm, I HATE rain!
– Honey, does my outfit look too casual?
– It’s 5:36 p.m…. Who cares? Grab your umbrella!

6:12 p.m. We are at 500 meters from the place where the reception is taking place. The road is closed, the car can’t make it. It’s still pouring, I climb the rest of the coast walking, my huge clutch under the arm, an umbrella in one hand and my jacket on the head. I think of my rain boots, I want to cry.

I finally get there, my feet are wet, my hair look like a weeping willow and the sole of my shoe is wide open.

I’ll spare you the details, me trying to find a passage to the toilet, holding my wet umbrella in one hand, trying to dry my feet with the other and… but, hey, where are my two other arms!?!

7:30 p.m. VIPs are done with their speeches, I see appetizers dancing before my eyes. Please, bring me a chair and a bottle of champagne, I need to collapse…

My dears, I think I lived last Thursday the ordinary day… of the most cursed superwoman!


Illustration : Manal – A Piece of Glam

36 commentaires

  1. C'était une coupure générale sur toute l'île, je n'avais donc vraiment pas le choix. Mais crois-moi, j'en ai pleuré… Surtout que l'eau n'est revenue que le lendemain matin…
    Je t'embrasse Sylvie !

  2. J'y ai pensé, une bonne douche tahitienne sous la pluie… en plus, ça m'aurait mieux rincé les cheveux… soupir !
    Merci pour les escarpins ! Je les aime d'amour, tu comprends pourquoi que je ne pouvais pas les sacrifier ;)
    Je t'embrasse !

  3. Et bien que de rebondissement et l'eau elle est revenue à quelle heure?
    Bon moi sans douche après le sport j'hurle et je suis même capable de filet à l'hotel ou chez des amis…
    Gros bisous

  4. Éditrice My Little Paris !?! LE RÊVE ! En tous les cas, merci à toi ma toute belle, ton compliment me fait vraiment chaud au cœur !
    Sinon, je pense que nous sommes toutes des super women, mais shhh, il ne faut pas le répéter ;)
    Je t'embrasse

  5. En tout cas tes mésaventures m'ont bien fait rire!
    « Mon sens du sacrifice est immense, mais il s'arrête là où commence mon dressing. » J'ADORE!!! Cette phrase je me la garde parmi mes sucreries ;)

  6. Excellente ton histoire! Ma pauvre, comme je te plains ! Mais tu aurais pu rejouer la scène de Tahiti douche et transformer ce moment en extase sensuelle…femme pressée, femme mouillée de la tête aux pieds:-) Bon, en parlant de pieds, j'ai zappé sur tes escarpins et là, j'ai cru mourir tant ils sont beaux. Bel article Manal, j'adore ton style !

  7. J'adore ton article, super bien écrit et plein d'humour! Un vrai plaisir à lire! Et j'ai vu les escarpins Paciotti, ils sont à tomber! :D

  8. A chaque fois que je lis tes articles, je me dis que tu devrais être éditrice pour My Little Paris ou pour un magazine lifestyle ! J'adore ta manière d'écrire avec cette petite touche d'humour/miss unlucky ou catastrophe… bref, j'avoue tu as été une vraie SUPER WOMAN !!! :) Bisous et maintenant souffle…

  9. Merci Maryse ! Comme tu dis, je pense que de toutes les aventures, celles des coupures d'eau les jours où on en a le plus besoin sont les moins marrantes ^_^

  10. Tu m'étonnes ! C'est la pire des choses, surtout avant d'aller à une réception !
    Tu me diras, ça aura au moins eu le mérite de faire une histoire drôle à raconter ;)
    Bisous

  11. hé bien quelle aventure ! :/ ma pauvre.
    mais un petit récit tout de même bien raconté ;)et un joli dessin ^^ non mais le pire dans tout ça c'est quand même la coupure d'eau !! >_<

  12. J'adore ! Pas ce qui t'est arrivé, hein, mais ton article ;-)
    Ça m'ait beaucoup arrivé au mois de novembre, je ne compte plus les fois où je me suis lavée à l'eau chauffée à la bouilloire ! Soupir de désespoir rien qu'en y repensant…

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