Je suis Charlie

Je suis Charlie

Voilà trois jours que j’essaie désespérément de mettre des mots sur l’odieuse tuerie perpétrée mercredi matin au siège de Charlie Hebdo, en vain. Des milliers de choses se bousculent dans ma tête, mais mon ventre est encore trop noué et mon esprit trop ébranlé pour parvenir à retranscrire mes impressions tout en évitant de tomber dans le pathos.

J’ai eu quelques réactions à chaud, puis d’autres à froid sur les réseaux sociaux. Mais elles ne suffisaient pas à calmer ma rage et ma colère envers une telle atrocité. Il me fallait autre chose. Plus. Comme m’exprimer plus longuement sur le sujet, parce que 140 caractères, c’est (trop) peu et terriblement frustrant. Continue reading “Je suis Charlie”

La question du Copyright

 

Tsk tsk, je vous rassure, je ne vais pas parler droit et réglementation. Mais pour avoir souvent été touchée par ce problème, c’est un sujet qui me tient à cœur et, aussi délicat soit-il, j’aimerais l’aborder avec vous aujourd’hui.Lorsque j’ai lancé mon blog, je voulais avant tout écrire, partager, passer du bon temps et faire de la photo. L’idée même d’être lue par autant de personnes ne m’avait jamais effleuré l’esprit. Celle de voir mes photos atterrir sur d’autres pages (sans mon autorisation)(et d’en être affectée)… encore moins. Continue reading “La question du Copyright”

Le cinéma américain est-il sexiste ?

Apparemment oui ! Ou du moins, c’est ce que tend à confirmer une étude édifiante menée par la New York Film Academy sur 500 films de 2007 à 2012, et dans laquelle le point est fait sur la place occupée par la Femme dans le cinéma américain.

J’ai été horrifiée par le constat qui en a été tiré, d’autant que les dates retenues sont très récentes (je veux dire par là qu’il n’est pas question de films datant des années 20 ou 30, mais bel et bien d’aujourd’hui) et que l’étude porte sur la place de la femme en général, quel que soit son rôle ou sa place dans cette industrie: comédie, réalisation, production, coulisses, etc.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, pour n’en citer que quelques uns :
– 26,2% des femmes sont amenées à se dénuder devant la caméra contre 9,4% des hommes,
– 9% des réalisateurs sont des femmes,
– le cachet de l’actrice la mieux payée d’Hollywood (Angelina Jolie en l’occurrence) est aussi élevé que celui de l’acteur le moins bien payé,
– l’âge moyen d’un acteur américain est de 46,5 ans contre 34,8 pour une actrice,
– une équipe de production est composée d’une femme pour 5 hommes,
– etc.

Cette infographie n’existe malheureusement qu’en anglais, mais elle est très facile à comprendre, alors n’hésitez pas à la parcourir et à me dire ce que vous en pensez.

New York Film Academy takes a look at gender inequality in film

While I was wandering on the internet, I came across a study made by the New York Film Academy on 500 movies between 2007 and 2012, and in which they highlighted a serious issue: gender inequality in Hollywood.


I was so saddened by the statements, especially that the dates chosen were very recent (I mean we aren’t talking about 20s or 30s movies), and the study focused on the general role of women in Hollywood’s industry: actresses, directors, producer, behind the scene, etc.

Just take a look at this by yourself (above) and tell me what you think about it.

Attitude

Dior par Mark Shaw, Paris 1954

En me baladant sur internet pour en savoir plus sur “Dior Glamour” – un ouvrage paru au début du mois et qui retrace les collections de Christian Dior de 1952 à 1962 à travers l’objectif de Mark Shaw -, je suis tombée sur cette photo absolument extraordinaire.

Elle a été prise en 1954 dans l’atelier de Dior à Paris, mais l’atmosphère qui y règne ressemble beaucoup à celle qu’on imagine des défilés de l’époque. Il y avait quelque chose de détaché, de voluptueux et glamour – très boudoir en fait – dans la mise en scène des modèles présentés.

Tout ça est tellement différent de l’image d’hystérie véhiculée par la mode aujourd’hui, que ce soit pendant les fashion weeks ou au lancement des collaborations, comme on l’a vu très récemment avec Isabel Marant pour H&M ou dans la vidéo d’Alexander Wang cet été… que je me demande si on sait encore prendre le temps d’apprécier la mode et les collections qui se succèdent.

Comme sur cette photo prise en 1959 par Willy Rizzo lors d’un défilé Chanel…

Chanel par Willy Rizzo, 1959

As I was looking on the internet for some info about “Dior Glamour” – a book published at the beginning of the month and that traces Christian Dior’s collections of Christian Dior from 1952 to 1962 through the eye of Mark Shaw – I came across this amazing photo.


It was taken in 1954 in Dior’s workshop in Paris, but the atmosphere is much like the one we imagine on the shows. There was something very voluptuous and glamorous – so “boudoir” actually – in the way collections were presented. 

Everything was so different from the hysterical image promoted by fashion today, either during fashion weeks or when collaborations are launched, as we have recently seen with Isabel Marant for H&M or in Alexander Wang’s video this summer… that I wonder if we still really know how to take time to appreciate fashion.

I mean, look at the photo (above), it was taken by Willy Rizzo in 1959, at a Chanel show.

Le short en ville

Short en ville

Hier matin, un article paru sur Elle.fr m’a interpelée… Street style : elles osent le short en ville !

Personnellement, je dis OUI, parce qu’un short en ville, c’est s’exposer en assumant son potentiel séduction ! Oui, mais… à deux conditions : 
#1 Eviter la grande chemise à fleurs, les chaussettes hautes et les crocs. Les crocs, c’est sexy sur le perron de l’Elysée aux côtés de Roselyne Bachelot, un point c’est tout !
#2 Avoir des jambes zéro défaut. Je ne parle pas forcément de jambes à la Gisele Bündchen (restons réalistes !), mais de jambes fermes et bien faites, sans cicatrices, boutons, vergetures ou autres injustices de mère nature.
#3 (oui j’ai dit deux conditions, mais j’en ai une troisième pour la route) La longueur du short ne doit  tout de même pas frôler l’indécence (surtout à un âge où on commence à vous appeler “Madame”…)
Le short que je préfère, c’est celui qu’on taille dans un bon vieux jean (vous avez d’ailleurs dû apercevoir le mien dans mon billet sur mes bottes à franges). Et ce que j’aime le plus, c’est l’idée des poches qui dépassent légèrement le bas du short. C’est tendance depuis un bon moment, mais, je ne me lasse pas de le voir (bien) porté. Avec une chemise de mec (je vous parlerai un jour de mon obsession pour la garde-robe de mon homme) et des sandales à talons pour bündcheniser les jambes, ultra-féminiser l’ensemble et rappeler que, non, je n’ai pas l’intention de passer l’après-midi dans un bac à sable.
Maintenant, tout ça, c’est bien raisonnable le soir (lorsque la luminosité devient plus indulgente avec mes jambes) ou la journée, au bord de l’eau. Mais, en ville, en ville (genre pour prendre le métro à Paris) ? Je ne sais… Vous oseriez le short en ville, vous? 
Wearing shorts in town 

Yesterday morning, an article of Elle.fr left me a bit puzzled… Street style : they wear shorts in town

Well, I’d say YES, because wearing shorts in town means that you’re able to expose yourself and embrace your attractiveness. Yes, but… under two conditions:

#1 No large flowered shirt, no socks and no crocs. 

#2 Shorts are nice on perfect legs. I’m not necessarily talking about Gisele Bündchen’s legs (come on, let’s stay realistic!), but firm and well-shaped legs with no scars, pimples, stretch marks or any other injustices of mother nature.

#3 (I said two conditions, but I got a third one for the road) The length of the shorts must not be indecent (especially at an age when people start calling you “Madam”…)

Those I like the most are the ones we cut in an old bluejeans (you might have seen mine in my post on my fringe cowboy boots). And I like the idea of leaving the ​​pockets visible. This trend isn’t a new one, but I didn’t get tired of it. I’d put it together with my boyfriend’s shirt (I’ll tell you one day about my obsession with my boyfriend’s wardrobe) and high-heeled sandals to bündchenise my legs,  bring a feminine touch to the whole outfit and make people understand that I’m not spending the afternoon playing in the sandbox.

Now, this might be nice in the evening (when light is more indulgent with my legs) or during the day on the beach. But wearing shorts in town (like for taking the metro in Paris) ? I do not know… Would you easily go for it?