Retour aux sources

A Piece of Glam - Retour aux sources

Je sais, je sais… Je vous ai honteusement abandonnés en plein mois d’août. Mais je vous assure, mon excuse est en béton armé : le mois d’août ! Ce salaud, chaud, moite et aliénant, vous cloue à l’horizontale, sous le soleil, sur la terrasse d’un café, au fond d’un canapé ou d’un lit.

D’accord, je n’ai eu droit ni au farniente ni au soleil (ma tête d’endive en témoigne)(et ma nouvelle dermato m’a soupçonnée d’anémie en apprenant que je rentrais de la Caraïbe, blanche comme un linge). Pourtant, j’ai l’impression de sortir d’un énorme passage à vide.

Vide des mots que je voulais mettre sur les émotions qui m’ont submergée à mon retour. Je ne me souviens de rien, à part cette sensation de vertige qui vous saisit au moment où vous vous replongez dans la civilisation, la ville, ses bruits et ses odeurs (Mimi-Sikusors de ce corps !). Pire encore, j’ai le sentiment terrible (et, bizarrement, beau) de venir de nulle part et d’avoir pu enterrer les tropiques dès la seconde où j’ai mis le pied ici.

Pour ceux qui rentrent de vacances ou qui viennent d’arriver, je récapitule. Il y a plus d’un mois, je quittais un bout de caillou perdu au fin fond de je-ne-sais-où pour m’installer quelque part dans le Sud…
Le choix s’est finalement porté sur Marseille.

Inutile de vous dire combien cette aventure s’annonçait excitante – et j’en profite d’ailleurs pour vous remercier pour vos commentaires et messages de soutien, rien ne m’a fait plus chaud au cœur ces deux derniers mois ! Je savais alors que toute une vie… LA vie m’attendait de l’autre côté de l’Atlantique !

Moi, parfait petit mouton des villes, j’allais enfin pouvoir :

° Voir un film dès sa sortie en salle au lieu d’attendre dix siècles qu’il soit disponible en location… et que je ne verrai finalement pas parce que pfff, je n’en ai plus envie.

° Passer mes après-midis au Starbucks (j’y suis d’ailleurs à l’instant où je vous écris), à m’imbiber de Frappuccinos et de Caffés Latte.

° Avoir le choix entre plus de 2 boutiques pour ravitailler mon dressing chaque fois qu’il n’a “rien à me mettre”.

° Ne plus savoir quel restaurant choisir pour ma prochaine sortie entre copines…

° … et à propos de copines, retrouver les miennes et m’en faire de nouvelles. Parce que, c’est horrible à dire, mais des amis, on ne s’en fait pas sur une île où la moitié des gens fréquentables n’a envie que d’une chose : qu’on lui rende service ou qu’on la laisse tranquille.

° Piquer un sprint sur un tapis de course, sans avoir peur que l’électricité se coupe et être sûre de pouvoir me doucher en rentrant de salle (vous vous souvenez ?)

° Aller au Monoprix du coin chaque fois que j’ai envie d’une nouvelle couleur Essie, chez Zara pour voir si les Caleen ont enfin leurs petites sœurs espagnoles, ou au Printemps, rien que pour me rouler par terre, brûler un cierge à chaque nouvelle collection flâner et perdre la tête devant tant de belles choses.

° Et je m’arrête là parce que, à ce rythme, on passe la soirée ensemble.

Et vous alors ? Qu’est-ce que vous devenez ? Comment s’annonce votre mois de septembre ? Quels sont vos projets pour cette rentrée ? Dites-moi tout !

Mais avant tout, je tenais à vous dire combien je suis ravie de vous retrouver et, surtout, d’être rentrée.

Je vous embrasse !

・・・

I know, I know… Shame on me, I abandoned you in the middle of August. But believe me, I have a good reason: August! This warm and lazy bastard only makes you want to idle on the beach, the terrace of a cafe, in your couch or your bed.


Ok, I didn’t spend my time lazing on the beach. Yet, I feel like I’ve been going through a bad patch.

I can’t find the words I wanted to put on the emotions that overwhelmed me when I arrived here. I don’t remember anything except how dizzy I felt when I found back the culture and the city, its noise and smell. Worse, it was weird (and great) to see how I easily buried the last four years from the second I set foot here, as if I were coming out of nowhere.

For those of you who are back from holidays or who have just arrived on my blog, there’s a small recap. Last month, I decided to leave the Caribbean to settle somewhere in the South of France…
We finally chose Marseille.

Needless to say how exciting this adventure was – and, by the way, I wanted to thank you all for your warm comments and messages, nothing mattered more to me over the last two months! I knew then that life… REAL life was waiting for me!

As a perfect little urban sheep, I would finally be able to:

° Go to the theatre every time a great movie is released.

° Spend my afternoons at the Starbucks (this is where I am right now), to have all the Frappuccinos and Caffé Lattes I want.

° Have the choice between more than two stores to supply my closet every time it has “nothing to wear”.

° Hesitate between a plenty of restaurants whenever I hang out with my friends…

° … and, talking about friends, finding back mine and meeting new ones. Because – and how sad it is – it’s hard to make friends in a place where half of the people only want you to do them a favor or to leave them alone.

° Go to the gym and be sure I can take a shower once I get back home (remember?)

° And I ‘ll stop now otherwise, I’ll talk for hours…

How about you? How’s life treating you? What are your plans for this autumn?

Before leaving you, I wanted to say how delighted I am to see you again and to be back to France!

Je t’aime mais tu ne le sais pas encore !

Je t’aime mais tu ne le sais pas encore !

J’aime le sport. Non, en fait, j’adoooore le sport. Je me damnerais pour pouvoir faire du sport tous les soirs, au lieu de céder à l’appel honteux de mon canapé. Mais à part des épaules carrées et des abdos en béton (quelque part, à l’intérieur)(mais siiii, touchez !), rien en moi ne laisse deviner cet amour aussi profond que sincère. Continue reading “Je t’aime mais tu ne le sais pas encore !”

Ces choses simples que les hommes ne comprendront jamais !

Those simple things... - A Piece of Glam
L’autre soir à un cocktail, j’ai failli avaler mon macaron de travers lorsqu’un homme a cru me complimenter d’un “Wahou ! Regardez-moi ces Louboutin !

D’accord, l’éclairage n’était pas signé Harcourt et, de ce fait, il pouvait y avoir confusion entre rouge et fuchsia. Mais après avoir eu envie de faire avaler les semelles de mes Padovan au pauvre profane, je me suis ravisée, prête à fermer les yeux sur ce moment d’égarement… avant qu’il ne m’assène un dernier coup de massue : “oui, bon, rouge, fuchsia, c’est un peu pareil non ?
J’ai alors compris deux choses : 1) à ce stade, c’était irrécupérable et 2) il était évident que les hommes ne comprendraient jamais que…

Bleu nuit et bleu marine, ça n’a rien à voir !
Ne me dites pas que vous n’avez jamais débattu avec votre boyfriend sur la couleur de sa cravatte ! Le mien en est encore à confondre marron et gris anthracite, alors…

Nos escarpins nudes et ces escarpins nudes… ça n’a rien à voir non plus !
Comment leur faire comprendre que même si, au premier coup d’œil, ces escarpins rappellent vaguement les 36 paires nudes qu’on a à la maison, “je n’ai pas encore CE ton de nude. Et, tu vois, le petit bout ouvert devant ? Tu l’as dit toi-même, je n’en ai pas des comme celles-là !

Le premier jour de soldes ne peut pas attendre dimanche
Vous vous souvenez, j’ai déjà fait un topo sur ce sujet, oui, mais Princesse tam.tam solde ce shorty et IL ME LE FAUT ! (et un débat en entraînant toujours un autre : quelle est la différence entre shorty et boxer ?)

Il est complètement absurde de laisser des orteils non pédicurés prendre l’air
Là encore, j’ai failli m’étouffer avec ma pochette (je n’avais pas encore attaqué le champagne et le buffet ce soir-là) le jour où mon homme m’a suggéré de me rendre à une réception en sandales alors que mes orteils n’étaient pas passés par la case pédicure.

Oui, notre instinct fashion peut parfois être très réfractaire au bien-être de nos petons
Après des années de débat sur les raisons pour lesquelles Crocs, Birkenstocks et autres erreurs de la nature ne franchiront jamais le seuil de mon dressing, ce point est apparemment acquis. J’en ai d’ailleurs eu la preuve le jour où mon homme a promis de me faire interner le jour où mes pieds sombreraient dans une de ces choses roses à trous (je lui ai bien entendu expliqué, que cette “chose” pouvait aussi être vert fluo, jaune poussin ou kaki…).

Le “je n’ai rien à me mettre” n’est qu’une méthode douce de méditation et de remise en question quotidiennes
… et qui dit remise en question dit nouveaux craquages départs.

Des choses simples je vous dis….

Mais la liste est tellement longue. Tenez, je suis sûre que votre homme a déjà reçu un “bref ! tu ne peux pas comprendre !” au moins une fois dans sa vie. Allez, racontez ;)

・・・

Last evening, at a cocktail party, I almost fainted when a man thought I’d take his “Wow! Look at those Louboutins!” for a compliment.

Okay, the lighting wasn’t perfect and, thus, fuchsia maybe looked like red. But after I thought maybe I should show this amateur how my Padovans’ soles tasted like, I decided to turn a blind eye to his ignorance… before the final blow: “Fine, but red, fuchsia… aren’t they quite the same after all?

I realized then that this guy was hopeless and that men would obviously never understand that…

Midnight blue and navy blue are totally different!
Don’t tell me you’ve never argued with your boyfriend about the color of his tie? Mine still confuses brown with dark gray, so…

Our nude pumps and these nude pumps… are also totally different!
How can we make them understand that although these shoes might, in a way, look like the 36 nude pumps we have at home, “I don’t have THIS shade of nude yet. And, see the open toe here ? Well you just said none of my shoes have it!

The first day of sales can’t wait for Sunday*
I already made a small guidebook on this topic, but this Princesse tam.tam shorty is on sale and I NEED IT! (And since every debate leads to a new one, what’s the difference between a shorty and a boxer?)

Non-pedicured feet shall never go for a walk in open shoes
Again, I almost fainted the day my boyfriend suggested I wear sandals for a cocktail party while my feet weren’t pedicured (huh?).


Yes, when it comes to our tootsies’ well-being, our fashion instinct can sometimes be very vicious
After years of debates on why Crocs, Birkenstocks and other freaks of nature will never step into my closet, it seems that my boyfriend got this point. He proved it the day he promised me to kill me if he ever sees my feet drifting in one of those pink things (of course, I told him that this “thing” might also be green, yellow or khaki…).
The “I have nothing to wear” is nothing but a daily meditation and questioning method
… and soul-searching means new investments beginnings!

I told you. Simple things…

But the list is so long. I’m sure your boyfriend has already been trough a “Anyway ! you’ll never understand!” at least once in his lifetime. I’m waiting for your stories ;)

___
* In France, sales always start on Wednesdays